Le rapport dont les propositions ont été adoptées mercredi dernier sera remis à Sarkozy le 5 mars prochain. La proposition la plus critiquée est celle qui concerne le redécoupage de la carte des 22 régions, avec l’objectif de passer à 15 régions de taille européenne. Ce redécoupage se ferait sur la base du volontariat, mais déjà la proposition de marier les régions Auvergne et Rhônes - Alpes déclenche de vives réactions de la part des présidents des régions concernées.
Sur les ondes de la radio RCF, René Souchon, président du Conseil régional d’Auvergne, a lui trouvé cette proposition stupide : « Elle est stupide parce que l’Auvergne a une forte identité historique, géographique, économique. Et la supprimer ne résout rien et n’apporte pas plus d’efficacité. » Il a ajouté « je vois mal comment l’Auvergne (...) pourrait être absorbée purement et simplement dans Rhône-Alpes avec des départements comme le Cantal, qui sont entièrement tournés vers Toulouse, voire Montpellier, grâce à l’A75 » Selon lui, cette fusion est un « faux problème » : « La réalité, c’est que les régions françaises n’ont pas les moyens financiers en rapport avec leurs compétences. »
La région Rhônes-Alpes ne semble pas non plus emballée à l’idée de récupérer la mariée auvergnate. Jean-Jacques Queyranne, président PS du Conseil régional, a rappelé que Rhône-Alpes était déjà une région « de taille européenne » et qu’elle était « plus peuplée que dix Etats de l’Union européenne. » Il ne voit donc pas « l’intérêt de s’étendre ».
Alain Marleix, ministre des collectivités territoriales, en charge également du redécoupage des circonscriptions électorales, a tenté de calmer le jeu en affirmant qu’il « n’a jamais été dans l’intention du gouvernement de forcer la main et d’être contraignant d’une façon ou d’une autre » pour mettre en place ces nouveaux découpages territoriaux. Le secrétaire d’Etat promet que le gouvernement compte « se nourrir » des propositions de la commission Balladur, sans pour autant toutes les reprendre à son compte. Bref, il devient urgent d’attendre.
MAIS LA REFORME NE S’ARRETE PAS LA.
Des élections municipales et territoriales remplaceraient les actuelles régionales et cantonales. « En 2014 », a précisé Édouard Balladur.. Les conseillers régionaux et généraux seraient remplacés par les conseillers territoriaux, élus sur une même liste, dans des circonscriptions infra départementales. À l’instar du mode de scrutin PLM (Paris, Lyon, Marseille), les élus de tête de liste seraient à la fois conseillers généraux et régionaux, les autres uniquement départementaux. ( ??????) Il y aurait un mode de scrutin différent pour les territoires urbains et ruraux.
Marie-George Buffet, entendue début janvier par le comité Balladur, avait défendu l’idée d’une élection au suffrage universel des conseillers communautaires. En ce qui concerne l’élection des conseillers régionaux dans le cadre d’un département ou d’un arrondissement, la secrétaire nationale du PCF avait estimé que « la seule circonscription viable pour l’élection régionale, ce doit être le territoire de la région. Et le seul mode d’élection viable, ce doit être un scrutin proportionnel, à deux tours, garantissant l’expression et la représentation de toutes les sensibilités politiques ».
REACTION DU REDACTEUR :
Pourquoi faire simple alors que l’on peut faire compliquer. Si quelqu’un comprend quelque chose à cette réforme, je suis preneur de ses explications.
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