Les élections européennes du 7 juin 2009 intervenaient au cœur de la crise historique du capitalisme. Dans l’Ain 62% des électeurs se sont abstenus. C’est le résultat de la volonté délibérée du pouvoir et de ses alliés de détourner de cette consultation une grande partie des classes populaires, celles qui sont frappées de plein fouet par la crise économique (les quartiers populaires de notre département). Le score de l’UMP n’autorise pas Sarkozy et son gouvernement à poursuivre la casse des services publics, l’aggravation des inégalités... engendrant des désastres sociaux et écologiques. Les préoccupations écologiques, économiques et sociales de la population ne peuvent être résolues sans remettre en cause la logique capitaliste. Le Parti Socialiste du fait de sa dérive social-libérale ininterrompue, de son soutien au Traité de Lisbonne et de son mépris des aspirations de ses électeurs, est responsable de son recul et de l’impasse de la gauche. Une autre voie est possible : entendre les exigences et mobilisations populaires, les porter sur le champ politique. C’est la voie que le Front de Gauche a ouverte par la critique du capitalisme, par ses propositions et par sa démarche unitaire. Les résultats du Front de Gauche doivent nous encourager à poursuivre la démarche engagée qui reste ouverte à toutes les forces de gauche et à toutes les volontés citoyennes.